Kage Shinobi no RPG

~ La fin d'une génération prépare le début de la suivante... dominée par les conflits et par la guerre... ~
 
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 Benihime (Refonte d'Aiko Shinzo)

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Benihime
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MessageSujet: Benihime (Refonte d'Aiko Shinzo)   Mer 8 Juil - 9:17

Préambule : Pour ceux qui s’occuperont de cette présentation, vous remarquerez rapidement qu’il y a pas mal de similitudes avec Aiko Shinzo. C’est voulu car Benihime sort directement d’une refonte d’Aiko afin de la faire un peu plus correspondre à l’univers de Naruto. Dernière chose, je m’excuse pour celle qui avait prit la peine de lire l’histoire d’Aiko mais on m’a fait jurer de rendre celle-ci plus courte. Par contre, au même titre que la petite souris blanche, j’apprécierais que personne ne poste avant que j’aies tout fini. Merci d’avance

¤ - Identité - ¤

Nom : Taisho
Prénom : Benihime
Âge : 20
Grade : Juunin (mais rang S :B)
Village : Oto

Histoire :
Tout le village est en émoi, la rumeur qui courrait était belle et bien fondée, ils l’ont enfin retrouvée ! Elle est vivante, quel soulagement, la vie pourra enfin continuer pour la noble famille Taisho.

On voyait une colonne de gens gravir lentement la pente qui mène au palais, les deux frères aînés de cette mystérieuse famille en faisaient partie. Entre ces deux jeunes gens se tenait une jeune femme. Ce ne pouvait être qu’elle, mais elle était méconnaissable. Ce n’était plus cette enfant magnifique qui faisait tourner la tête à tous les garçons et tous les hommes du village. C’était une bête, encapuchonnée du mieux que l’on pouvait pour la cacher aux yeux du bas peuple. C’était un animal fatigué et abattu par les maltraitances qu’il avait reçu, docile et morne, sans expression de joie ou de reconnaissance. Le regard vide d’un bovin.

Bon sang ! Quelle transformation, elle qui était si belle… Les coups et le manque de nourriture lui avaient tout enlevé. On entendait les indignations à voix basse des gens, les murmures qui s’échangeaient. On doutait que ce soit vraiment elle, on maudissait celui qui lui avait fait ça. Mais une seule personne se risqua à demander ce qui se passait, et surtout qui était cette mendiante qui semblait si importante. La surprise fut de taille pour les gens autour de cet individu. D’où pouvait sortir l’énergumène pour ne pas être au courant ? Et bien c’était un marchand itinérant. Il passait de village en village avec ses marchandises pour trouver le maximum d’acheteur. Récemment il avait décidé d’élargir son champ d’action pour se consacrer un peu à l’approvisionnement des régions montagneuses comme ici, dans cette région de ce bon pays du feu. Il n’avait pas l’air très malin, ni assez respectueux pour attendre que la procession soit arrivée dans le palais pour poser sa question maladroite. Un villageois le prit par le bras et le traîna dans un coin pour lui expliquer toute l’histoire.

Il lui raconta que la jeune femme prostrée est la fille cadette des nobles du village. Par rapport aux autres habitants qui étaient un peu miséreux, eux vivaient dans le luxe et la surabondance. Toute sa vie, la gamine avait eux la chance d’avoir tout ce qu’elle désirait, mais avec une éducation stricte. Elle avait toujours été destinée à être comme sa mère : Une femme de haut rang et d’une beauté sans égale qui sera mariée à un époux qu’elle n’aura pas choisi mais qui sera tout autant fortuné. Lors de sa naissance c’était le plus beau bébé du monde, le soleil s’était levé et avait éclairé l’enfant par ses doux rayons rougeâtres matinaux. Cette lumière rouge, c’est la première chose qu’elle vit. C’est pourquoi on a décidé de lui donner le nom de Benihime.

Le marchand se mordait un peu les doigts d’avoir posé sa question, l’histoire semblait être encore longue et son conteur n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter en si bon chemin.

Il continua et expliqua que dans ces régions on donne aux jeunes filles un entraînement basique sur la façon de se battre, afin qu’elles puissent se défendre au cas où. Cependant personne au village n’aurait fait de mal à la petite Benihime, l’influence de sa famille suffisait à empêcher tout risque de ce côté-là. Du moins c’est ce que l’on pensait… A 14 ans elle avait déjà le corps et la noblesse d’une femme adulte. Elle était un peu encore infantile dans sa tête mais il devenait de plus en plus évident qu’elle allait bientôt être donnée en mariage. Assez vite pour éviter les amours de jeunesse et pas trop tard pour éviter qu’elle ne saisisse la cruauté de la situation. Mais c’est ce moment qu’avait choisi une certaine personne pour agir. On avait souvent vu un jeune homme rôder autour du palais, espionner la jeune fille ou la suivre dans les rues du village. Personne ne le connaissait, il vivait seul et on ne sait où, de plus il était désagréable, renfermé sur lui-même, il n’adressait la parole à personne. Et puis un jour fatidique il disparut avec la fille après avoir maîtrisé plusieurs gardes.

On les chercha partout, on retourna chaque maison du patelin, on fouilla les montagnes, des expéditions partaient tous les jours pour la retrouver. Ses deux grands frères, son père et sa mère n’avaient de cesse que de traquer son ravisseur. Même si elle était déjà morte, ils voulaient au moins en avoir le cœur net. Priant pour qu’elle soit encore en vie, ils n’abandonnaient pas malgré les jours qui s’écoulaient. Malheureusement, tout le monde savait très bien que plus le temps passerait, plus il était certain que ce ne serait qu’un cadavre qu’ils ramèneraient.

« Je pense que vous avez compris la suite. »

Le conteur laissa le marchand tranquille en lui précisant que plusieurs mois avaient passés depuis l’enlèvement. Finalement, on les avait retrouvés. Ou plutôt on l’avait retrouvée elle, le gredin avait filé quelques minutes auparavant. Benihime était encore attachée comme un chien, un collier autour du cou avec une chaîne rivetée contre le mur d’une grotte sale et malodorante. Elle leur servait de repère et de geôle.

Une fois rentrée chez elle, ses parents l’étreignirent enfin. Elle était de retour, mais à partir de là elle s’enferma dans un mutisme inquiétant. On pensait qu’elle était choquée par tout ce qui c’était passé. C’était surement un peu vrai mais elle en voulait surtout à ces personnes qui l’avaient arrachée à celui qu’elle aimait… A force d’être sous le pouvoir de cet homme, qui lui faisait subir la douleur des coups et des viols, à force de se sentir insignifiante et de savoir que son sort ne dépendant que du bon vouloir de ce monstre elle était tombée sous une admiration absurde qui l’a mena à un amour malsain mais pourtant bien véritable. Se savoir abandonnée par le malfrat lui pesait plus sur le cœur que tout ce qu’il lui avait fait subir.

Du point de vue des parents il y avait un autre problème, plus important, elle était enceinte de plusieurs mois déjà. Trop tard pour arrêter la grossesse et surtout pour pouvoir la mariée. Elle n’était bien entendu plus vierge, et donc toute opportunité de noce qui leur serait profitable tombait à l’eau. De plus il fallait réussir à la remettre en état, à refaire cette fille magnifique qu’ils avaient conçue. On ne pouvait pas la laisser ainsi et faire honte à la famille. On la lava, on l’habilla et on la chouchouta comme une princesse, mais jamais elle n’articula un mot. On s’y habitua, et puis vint doucement le jour de l’accouchement. Tout se passa bien à part une hémorragie un peu sérieuse de la jeune mère. Heureusement la famille avait assuré le coup en embauchant un médecin compétent pour l’occasion. Ils ne voulaient pas prendre le risque de la perdre à nouveau.

On la laissa ensuite se reposer, mais quand on revint le bébé était mort. Elle lui avait tordu le cou.

On ne comprit pas bien son geste. Evidemment elle l’avait tué car elle haïssait son géniteur, mais pourtant elle l’aimait aussi plus que tout au monde. On la questionna, on voulait en avoir le cœur net mais elle ne répondit rien. Jusqu’au moment où elle se décida à articuler fébrilement quelques mots. Elle leur annonça sa volonté de devenir forte. Elle voulait devenir ninja.

La famille Taisho chercha un précepteur idéal pour leur cadette. Le ciel leur apporta la solution par le biais d’un vieil homme. C’était un puissant shinobi dans son jeune âge, mais maintenant ce n’était plus qu’un zoneur qui rôdait dans la région, sans travail, sans domicile, sans but. On lui offrit ces trois choses, en échange il s’occuperait de l’apprentissage de Benihime. Il se fit prié mais il finit par accepter, le confort démentiel du palais ne devait pas être étranger à sa décision.

Il n’était pas vraiment fait pour être un professeur, mais on voyait qu’il savait ce qu’il faisait. Ensemble ils firent un travail exemplaire et apprirent tout ce qui est indispensable à la vie d’un véritable ninja. Ils étudièrent énormément le ninjutsu, c’était ce que connaissait le mieux le vieil homme, mais ils lui sculptèrent aussi un corps de statue grecque, puissant, agile et rapide, mais aussi rigoureusement droit et noble, tout comme l’aurait souhaité ses parents. Au fil de son entraînement impitoyable, elle perdait peu à peu son apparence de poupée de porcelaine inutile qu’on avait eut de la peine à lui faire retrouver. Elle s’appliquait tout de même pour porter toujours des vêtements de sa classe sociale. Ceci dit, elle se démarquait par un détail perturbant. Elle, qui avait porté un collier trop serré et qui avait été attachée à un mur pendant des mois, avait décidé de se parer d’un collier à raz-le-cou noir et sobre. Pour elle c’était se souvenir de son amour disparu, pour ses parents c’était un ajout farfelu dû à sa jeunesse.

Un jour son père la prit à part et lui expliqua qu’il se devait de lui apprendre une technique faisant partie des arcanes de la famille, un doton formidable qui lui évitera souvent d’être blessée. Elle s’étonna de l’utilité d’une telle technique, car pour elle la noblesse se devait pouvoir rapidement écarter tous les obstacles devant elle. Son père lui expliqua que la noblesse se devait avant tout de rester droite et sereine devant n’importe quelle difficulté. Qu’elle se devait avant tout conserver sa prestance et d’éviter à tout prix de succomber.

Ce fut le début de quelques jours intenses, mais qui porteront leurs fruits. Il lui apprit à renforcer la chair de ses bras afin qu’ils soient plus solides que le roc et puis il la laissa continuer à s’entraîner pour pouvoir protéger le reste du corps, mais avec le vieil homme pour senseï.

Quelques temps passèrent et puis on vit une bande de brigands arrivés. C’était surtout des jeunes ou bien des bagarreurs. Ils vinrent au marché et commencèrent à y mettre le bazar, surtout que personne n’osait vraiment s’interposer par peur de se faire passer à tabac. Ils ne firent pas long et partirent comme ils étaient venu, mais en laissant un message oral à l’un des marchands. Benihime devait se livrer à la bande si elle voulait éviter que le village ne se fasse démonter par ce groupe grotesque.


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MessageSujet: Re: Benihime (Refonte d'Aiko Shinzo)   Jeu 9 Juil - 12:44

La jeune fille vit là l’occasion rêvée pour pouvoir retrouver son amour. Il n’y avait que lui qui pouvait vouloir la retrouver. Elle se rendit au rendez-vous malgré l’interdiction formelle de ses parents, mais l’arme à la main. Elle voulait affronter le groupe à elle seule et puis… Elle ne savait pas ce qu’elle allait faire ensuite. Est-ce qu’elle écouterait sa hargne et tuerait le malandrin qui l’avait enlevée, ou est-ce qu’elle le supplierait de l’emmener avec lui ? De toute façon, il n’avait pas l’air d’être le chef, et vu qu’elle n’était pas stupide elle savait très bien que les malfrats attaqueraient tout de même le village si elle se rendait. Pour eux elle n’avait aucune espèce d’importance, l’argent du palais et des villageois par contre…

Arrivée sur les lieux elle constata que toutes ses estimations étaient à peu près justes. Le jeune homme était bel et bien là. Elle commença à se battre, mais après avoir tué plusieurs bandits elle se fit maîtriser par son amour, qui lui susurrait déjà quelques paroles malsaines. Il lui rappela ce qu’il lui répétait chaque jour : « Tu es quelqu’un d’à part ». Les autres bandits n’avaient pourtant par l’air de vouloir les laisser seuls pour leurs retrouvailles mais avant qu’ils n’aient pu faire quoi que ce soit d’elle, une ombre surgit.

Son senseï, pas fou lui non plus, s’était douté qu’elle viendrait ici. Il retira ses bras des larges manches de son vêtement et son haut tomba négligemment sur le bas de son kimono, retenu par la ceinture. Il dévoila un torse musclé et couvert de cicatrices plus inquiétantes les unes que les autres. Il n’avait pas l’air si vieux que ça, bien au contraire, il avait l’air d’être dans la fleure de l’âge. Le feu, qu’il maîtrisait à la perfection, vint tournoyer autour de ses avant-bras et de ses mains jusqu’à ce qu’il se décide à plonger dans la mêlée en faisant un nettoyage à coup de katons démentiels.

Quelques silhouettes à peine se relevèrent. Benihime reconnu dans les flammes celle de son amour qui avait l’air sérieusement blessé. Malgré tout il était bel et bien vivant, malheureusement elle ne fut pas à même de voir où il s’en allait.

Le lendemain arriva, elle présenta ses plus plates excuses à ses parents que son attitude avait déshonorés, mais elle leur fit aussi part de son souhait le plus cher : Partir et retrouver ce jeune homme, s’occuper de lui et l’aimer. L’indignation de ses parents fut telle qu’ils hésitèrent à la chasser de chez eux. Mais malgré tout elle restait leur fille. En temps que telle, ses actions pouvaient encore salir le nom des Taisho. Son père décida de la punir, une punition exemplaire et dont elle se souviendrait longtemps. Il la battit avec un bâton sans qu’elle n’ose se défendre ou se protéger. Elle se laissa faire jusqu’à ce qu’il soit satisfait. Il la confia ensuite à son senseï. Jusque là, celui-ci s’était avéré être quelqu’un de très capable, professionnel et surtout c’était une personne de confiance. Ayant bien retenu la leçon, elle se décida à respecter à la lettre les instructions de ses parents et n’essaya jamais de se soustraire à la garde de son nouveau geôlier.

Son anniversaire arriva enfin, elle avait quinze ans, l’âge de la maturité selon le vieux bonhomme. Il demanda l’autorisation du père de famille pour passer à la phase sérieuse de l’entraînement. Il lui donna son approbation et dès lors il n’y eut plus jamais de pause pour la jeune fille. Elle s’adonna aux exercices interminables avec un sens du devoir exemplaire et surtout une envie démesurée de rendre ses parents fiers, ou plutôt de ne pas les décevoir encore.

Les mois et puis les années passèrent, elle atteignit péniblement ses dix-huit ans. Et puis ce fameux jour arriva :

C’était une journée tout ce qu’il y avait de plus normale. Dans le palais, sur la terrasse des appartements de Benihime, le vieil homme était accroupit sur un coussin posé à côté de la table basse. Il observait son élève qui était en plein exercice physique, très concentrée comme à son habitude. Elle senti venir le serviteur chargé d’apporté la collation du matin de son senseï. Pour sa part elle se devait de ne pas manger jusqu’à midi, comme toujours. Le valet était entré un peu précipitamment et s’était dépêché de servir le déjeuné sur la table basse. Il s’éclipsa tout aussi vite, visiblement il avait dû se faire sermonner par le maître des lieux. Le stress était certainement la cause de cet empressement. On oublia ce qui venait de se passer, ce n’était pas la première fois que cela arrivait. Il est vrai que le père de Benihime avait tendance à effrayer les gens lorsqu’il haussait le ton. La matinée suivait son cours, le déjeuné avait été rapidement avalé et puis soudain le vieil homme commença à se tordre de douleur. Alertée, la jeune femme essaya de l’aider mais c’était bien trop tard, elle n’eut que la chance de sentir la chaleur du dernier souffle de son infatigable senseï. Elle appela à l’aide et puis une fois que le corps fut sorti de la salle, elle alla inspecter le récipient qui contenait ce qu’avait bu son maître. Elle y découvrit du poison et ainsi, une piste toute tracée se dessinait devant elle. C’était une piste toute fraîche, mais qui pouvait disparaître tout aussi vite, il fallait agir avant que le traitre ne disparaisse mais elle se devait de faire quelque chose avait de pouvoir sortir du palais.

Elle informa ses parents de sa volonté de vouloir partir à la recherche des commanditaires de l’assassinat de son maître. Etant donné que c’était une tâche honorable et presque indispensable pour la réputation de cette famille noble ils acceptèrent non sans inquiétudes. Ils essayèrent de se rassurer mutuellement en se disant que leur fille était devenue plus forte, bien plus forte.

Elle se souvenait du visage du serviteur félon, elle alla le chercher chez lui et le questionna comme un barbare. Elle lui brisa jambes, doigts et côtes jusqu’à ce qu’il comprenne que sa vie était véritablement en jeu. Il avoua avoir versé une poudre qu’on lui avait donnée dans la boisson de son senseï. On ne lui avait pas dit ce qu’il y avait dedans mais il avait bien deviné que c’était du poison. Il cria haut et fort qu’il l’avait fait pour éviter que sa famille ne se fasse tuer. Dès lors il commença à prendre son agresseur pour la corde de secours. Il savait très bien que si on apprenait qu’il avait parlé, on chercherait à le tuer. Il lui révéla tout, jusqu’au moindre petit détail pour qu’elle puisse avoir les meilleures chances de venir à bout de l’organisation qui avait voulu la mort du vieil homme.

Emportée par sa colère, elle le remerciera en le tuant. Sa haine était redoutable, mais elle en savait plus maintenant. Elle avait apprit que c’était une véritable mafia qui avait commandité l’assassinat. Elle savait aussi d’où venait la personne qui avait amené le poison, mais rien de plus. Le valet ne savait pas grand-chose et les trois quarts de ce qu’il avait déblatéré ne servaient à rien.

Elle quitta ensuite le village pour remonter la piste des malfrats, et quelques jours plus tard elle mit enfin les pieds dans la ville que lui avait indiquée le serviteur. En se mêlant dans la foule, en cherchant les ennuis et les coins mal famés, elle comprit assez vite qu’elle était bien tombée. L’agglomération était grande, c’était un repaire idéal pour des gens aussi peu catholiques.

L’enquête avançait peu à peu, les interrogatoires allaient bon train mais jamais Benihime ne s’était encore engagée dans un affrontement direct. C’était trop tôt. Par contre, elle réussi à obtenir des informations qui l’intéressèrent au plus haut point. Cette organisation de bandits n’avait aucune idée d’où avait bien put se trouver son senseï. Ils le recherchaient car il avait eut beaucoup de démêlées avec eux, mais elle n’arriva pas à savoir pourquoi, ça semblait assez vieux. Leurs recherches ne donnaient rien jusqu’à ce qu’une certaine personne ne leur dise ou le vieillard se cachait… Oui, il était là, dans cette ville. Son ravisseur se cachait quelque part dans le coin.

Dès lors, elle activa son enquête, motivée par l’idée de le revoir, elle retourna cachette après cachette, combattant ardemment chaque personne faisant partie de cette mafia grotesque. Jamais elle ne réussi à le trouver, car c’est lui qui devait venir à elle.

Une nuit, la belle princesse dormait paisiblement dans un hôtel. Elle en changeait très souvent, et ne savait pas elle-même ou elle irait passer la nuit à l’avance, mais ce soir-là on la trouva. Le jeune homme entra silencieusement dans la chambre de la demoiselle, il s’approcha à pas feutré et s’assis à côté de Benihime encore endormie. Il la réveilla délicatement d’une caresse sur la joue mais celle-ci se réveilla en sursaut, les yeux grands ouverts et fixés sur celui qui était devenu un homme accompli. Elle ne bougea pas d’un cil. Il en profita pour lui attraper les poignets avec une seule main et les tenir au-dessus de sa tête. Elle ne pouvait se défendre, pas que c’était physiquement impossible, mais que son corps ne voulait pas bouger. Il enleva la couverture qui la recouvrait avec sa main libre et profita de se régaler les yeux sur les courbes fines de la jeune femme.

« Tu as mûris un peu on dirait... Pourquoi est-ce que tu me traques comme ça°?°»
« Depuis cinq ans je n’ai de cesse que de penser à toi. Tu me hantes, et je suis incapable de te chasser de mon esprit, je n’en ai pas le courage. »

A ces mots, il s’imagina une vengeance pure et simple. Une envie viscérale de lui faire payer ce qu’il lui avait fait au point qu’elle se soit lancée naïvement à sa poursuite.

« Je t’aime et je te hais, pour tout ce que tu m’as fais. »
« ?? »

Profitant de cet aveux défiant toute logique, elle se cambra pour arriver jusqu’à sa bouche et elle l’embrassa goulument. Celui-ci ne comprit rien du tout, il lâcha les poignets de Benihime qui persistait sur ce baiser absurde. Mais alors que lui aussi commençait à prendre goût à cet instant fougueux, elle ramena les jambes contre elle et poussa avec une force démesurée contre le torse de l’homme. Elle l’envoya valdinguer contre la porte fermée de la chambre. Le choc détruisit la serrure et le malfrat tomba sur les fesses, en plein milieu du couloir et puis il se cogna la nuque contre le mur. Non il ne finira pas énuqué, mais pendant qu’il se frottait machinalement les cervicales pour atténuer la douleur, sa proie s’était emparé d’un peignoir et de son épée. Il se releva et tenta de filer, mais il ne fallait pas y compter. Elle le poursuivit frénétiquement dans l’hôtel et, voyant que l’affrontement était inévitable, il tira ses deux sabres pour l’affronter. Un duel furieux s’engagea, il dura jusqu’à la sortie du bâtiment et puis continua jusque sur les toits. Là, elle réussit à lui enlever une arme des mains, mais il en fit pareil. Même désarmée elle parvint à lui retirer la deuxième d’un coup de pied bien placé. Suite à un combat bref, il parvint à la prendre de dos et à la ceinturer… Mais cela ressemblait plus à un câlin car la jeune femme ne semblait pas avoir véritablement envie de se défaire de l’étreinte de son kidnappeur d’autrefois.

« Tu es vraiment quelqu’un d’à part »


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MessageSujet: Re: Benihime (Refonte d'Aiko Shinzo)   Jeu 9 Juil - 13:03

Ces mots réveillèrent des souvenirs dans sa tête, il lui disait ça souvent pendant le bon vieux temps, mais cette fois elle ne voulait pas finir comme un animal attaché dans une grotte. Elle se débattit et obtint gain de cause, elle se libéra de lui et lui montra de quel bois elle se chauffait jusqu’à ce qu’elle lui attrape le bras et qu’elle l’envoi en-dehors du toit sur lequel ils se trouvaient. Il l’emporta malheureusement avec lui et ils commencèrent à s’empoigner comme des forcenés jusqu’à ce qu’ils atterrissent dans un grand buisson confortable.

Une fois là, ils étaient un peu calmés, tous deux transpiraient, ils avaient le souffle court et ils étaient allongés l’un à côté de l’autre sur cet arbuste très hospitalier. Ils se regardaient avec un air tendre et amoureux, les yeux dans les yeux. Elle vint doucement se coller contre lui, il passa son bras autour d’elle avec un sourire aux lèvres.

« Tu es vraiment quelqu’un d’à part. C’est pour ça que je t’ai choisie. »
« Tais-toi. »

Ils s’embrassèrent avec une certaine passion et puis ils passèrent une nuit agitée dans la chambre d’hôtel de la jeune femme. Lorsque le matin arriva, la demoiselle était toute seule dans ses draps encore chaud de la présence de son homme. Elle se recroquevilla en sentant les larmes monter. Elle s’autorisa un moment pour pleurer.

A partir de ce jour, elle avait perdu sa motivation. Elle ne voulait plus poursuivre ce réseau de bandits, le démanteler avait bien moins d’importance, au contraire, car lorsque tout serait fini, son idylle le serait aussi. Benihime continua malgré tout car c’était son devoir, son engagement envers son père et son défunt senseï mais… plus elle traînait et plus elle avait de chance de le revoir. D’ailleurs ils se retrouvèrent plusieurs fois, et chaque fois cela se terminait de la même façon : Ils se battaient, ils s’embrassaient, et puis ils finissaient par passer la nuit ensemble. Jamais elle n’eut la chance de l’avoir pour elle au petit matin.

Les mois passaient, les bandits étaient de plus en plus acculés mais jamais elle n’osa leur porter un coup fatal jusqu’à ce que ce fût inévitable. Elle se retrouva seule contre un groupe de malfrats assez conséquent, dont son cher amour. Face à tant de personne elle se devait de ne pas plaisanter. Elle imita son vieux maître et enleva ses bras de ses manches, abaissa le haut de son beau kimono en révélant son corps athlétique tout juste caché derrière des bandages. On la sifflait en se moquant d’elle, mais elle resta imperturbable. Elle tira ensuite son épée chinoise de son dos. Imitant son senseï qui faisait tournoyer des flammes autour de ses bras, elle, les faisait s’enrouler autour de la lame de son épée. Le feu illuminait ses yeux qui prenaient une lueur rouge meurtrière. La même lueur qu’elle avait vue en ouvrant les yeux pour la première fois. Sans même le savoir, ce n’était pas à la beauté et à la noblesse qu’elle était destinée, mais au massacre.

Ce fut la première fois qu’elle usait de ses jutsus contre des gens de chair et d’os. Aucun ne s’en sortit. Fidèle à la réputation que disait avoir son vieux maître, elle amena l’enfer sur terre et y plongea ses adversaires. Lorsque tout fut fini, les cadavres étaient carbonisés, impossible de reconnaître celui qu’elle aimait tant. Elle voulut se persuader qu’il avait réussi à s’échapper, mais elle n’en avait véritablement aucune preuve. Les visages étaient trop défigurés pour que l’identification soit réellement possible. Elle s’en alla en laissant les cadavres carbonisés sur le lieu de leur combat. Elle fit ses affaires et puis, seulement après de longues minutes de réflexion, elle se décida à rentrer à la maison.

Elle fit le voyage la mort dans l’âme. Peut-être aurait-elle mieux fait de rester pour rechercher encore son amour. Elle passa tout le temps du voyage perdue dans ses pensées, mais une fois arrivée elle constata que le village avait souffert d’un éboulement. Cela lui occupa l’esprit pendant un moment, heureusement la catastrophe était sans réelle gravité. Elle se rendit devant ses parents, s’inclina devant eux et leur expliqua qu’elle avait réussi sa vengeance. Elle n’articula pas un mot sur l’amour malsain qu’ils ne pouvaient pas accepter. Le père et la mère vinrent la prendre dans leur bras. Ils étaient heureux de la revoir saine et sauve.

Ils lui expliquèrent ensuite que deux ninjas cherchant son ancien senseï étaient passés au palais. Ils furent déçus de savoir qu’il était mort depuis quelques temps déjà, mais pour compenser le maître de maison leur avait parlé de Benihime. Ils avaient eut l’air très intéressés malgré tout. Ne pouvant attendre des mois dans le palais, le père Taisho leur proposa de les avertir lorsqu’elle serait de retour.

N’ayant plus aucun but, plus rien à faire pour le moment, elle accepta de patienter quelques jours, le temps que son tendre papa envoi le message et que les ninjas refassent la route du pays des rizières jusque dans les montagnes du nord du pays du feu.

Pendant ce laps de temps, son père revint la voir. Elle était passive comme jamais, perdue dans ses pensées. Il lui proposa de se remuer un peu en apprenant une autre spécialité de sa famille. Il lui apprit la manière d’invoquer des animaux bien particuliers : les rapaces.

L’entraînement fut de courte durée, mais elle eut le temps d’apprendre les bases de l’invocation, le reste était une question de puissance et de connaissances. De connaissances car il fallait qu’elle sache qui elle pouvait invoquer, ce que ça lui coûterait en chakra etc. Bref, les ninjas arrivèrent quelques jours à peine après que son père soit venu lui apprendre cette technique. Ils demandèrent à s’entretenir directement avec la jeune femme et uniquement avec elle. Leur requête fut acceptée et ils commencèrent par se présenter.

Ces deux là étaient des shinobi du village caché du son. Ils lui expliquèrent ensuite qu’ils avaient longtemps recherchés son senseï, qui avait été ninja dans leur village pendant longtemps. Jusqu’à ce qu’il déserte. C’était encore du temps d’Orochimaru. Maintenant que tout avait radicalement changé, ils voulaient lui proposer de revenir et d’enseigner le ninjutsu aux élèves. Même s’ils étaient privés de son expérience et de son talent, ils avaient trouvé un autre intérêt dans leur quête : elle. Elle, elle avait eut un très brillant cerveau pour maître, de plus c’est avec cette demoiselle qu’ils avaient les meilleures chances de récupérer le savoir du vieil homme. Les ninjas lui proposèrent de se faire intégrer au village, elle y habiterait et se battrait pour l’Otokage, comme tous. A terme il était évident qu’elle se devrait d’enseigner ce qu’elle savait aux jeunes. En contrepartie ils lui offraient un but, une demeure luxueuse et des serviteurs pour qu’elle puisse garder sa noblesse et son train de vie, mais avant que tout soit décidé, ils demandèrent à pouvoir tester sa force de combat.

Ils lui proposèrent de changer de vêtement et de les rejoindre ensuite, car la jeune dame était habillée d’un riche kimono qui devait facilement entraver son jeu de jambe. Elle refusa et leur demanda d’essayer de la mettre à terre dans cette tenue. Ils n’y parvinrent point. Elle les maîtrisa à main nu et les envoya valser malgré leur supériorité numérique. Ils se mirent à genou et s’inclinèrent devant celle qui n’avait fait qu’une maigre démonstration de ses dons en taïjutsu.

Le test était suffisant pour eux, ils lui proposèrent alors véritablement de les rejoindre, elle accepta. Elle leur dit oui car elle n’avait rien d’autre à faire. Elle n’avait plus de but, plus d’amour, plus de chance de se faire marier à quelqu’un, le village perdu dans les montagnes n’avait aucun intérêt, tout comme la vie d’une poupée de porcelaine. Elle espérait trouver une vie plus passionnante à Oto.

Benihime prépara le peu d’affaires qu’elle voulait emporter avec elle, son père vint lui confier un rouleau qui contenait tout le savoir nécessaire pour invoquer n’importe lequel des rapaces, utile en combat ou non. Après les adieux, les ninjas l’escortèrent jusqu’au village caché et puis ils la présentèrent au Kage qui approuva l’intégration. Ils l’aidèrent ensuite à s’installer dans une des plus belles demeures de ce repaire de redoutables ninjas. Cependant, malgré le fait qu’elle ait maintenant un bandeau avec une note de musique, on ne lui faisait pas encore confiance. Elle n’avait pas le droit d’approcher des bâtiments importants pour l’avenir du village. Ses « serviteurs » lui servaient surtout à lui rappeler les interdictions qu’elle devait suivre. Pendant toute cette période, ses missions étaient assez périlleuses mais jamais d’une importance capitale.

Hier, on lui a annoncé officiellement qu’elle était digne de confiance et qu’elle pouvait circuler n’importe où dans les rues et dans les bâtiments sans surveillance. Du moins de surveillance visible, actuellement elle se sent toujours un peu épiée. Mais par qui ?


Physique :

(en cours)
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MessageSujet: Re: Benihime (Refonte d'Aiko Shinzo)   Aujourd'hui à 13:28

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Benihime (Refonte d'Aiko Shinzo)
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