Kage Shinobi no RPG

~ La fin d'une génération prépare le début de la suivante... dominée par les conflits et par la guerre... ~
 
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 Fiction de Hyriuu et moi ( Titre inconnu pour le moment )

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Kabuto Yakushi
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MessageSujet: Fiction de Hyriuu et moi ( Titre inconnu pour le moment )   Dim 26 Avr - 21:49

Hyriuu et moi avons entamé un petit scénario, qu'on va poser à l'écrit. On fait un chapitre chacun à tour de rôle. Chacun corrige ensuite un peu, pour que ça nous convienne x)

Voilà le chapitre 1 ^^ Dés que Hyriuu a finit le deux, il le postera Razz



Chapitre 1 : Quotidien

Nova rangea la photo dans le cadre, l'observa, fière d'elle, et l'accrocha au mur. Bien. Elle aurait ainsi une photo de ses amis dans sa chambre. Elle détailla attentivement les visages de ses trois compagnons. Fussoir, grand, l'air un peu bête, souriait naïvement à l'objectif. Ses habits déchirées le faisait passer pour un aventurier. Ou pour un clochard. A côté de lui, Nacheen affichait un sourire éclatant. Toujours belle comme une fleur. On la croyait toujours sortie d'un magazine de mode. Nova trouva dommage qu'elle arbore un air d'imbécilité totale. Enfin, au centre, se trouvait Smarty. Petit et rondouillard, une petite paire de lunettes surmontant son large nez, il souriait lui aussi avec candeur. Ses cheveux roux coupés courts et ses tâches de rousseur lui donnait un petit côté malin. Il portait des habits à rayures, se plaisant à dire que ça l'amincissait. Nova appréciait le sens de l'humour de son ami complexé. Elle passa une main sur la photo, l'air rêveur, puis décida de retourner à ses moutons. Elle prit le casse-tête de fer et entreprit de le réussir. Au bout d'une dizaine de minutes acharnée à tenter de résoudre le problème, la jeune femme leva les yeux vers le ciel. Elle devait faire quelque chose, mais quoi ? Après un instant de réflexion, elle haussa les épaules en se disant que ce ne devait pas être d'une importance cruciale.

Loin de Nova l'idée que l'heure de la nourriture était passé depuis longtemps pour Cyanure. Le chat venait de trouver une nouvelle méthode pour rappeler sa maîtresse à son devoir. Il prenait de l'élan puis chargeait de toutes ses forces la porte de sa chambre, tentant de faire le plus de bruit possible. Il arrêta au bout d'une dizaine de coups, sonné. Elle faisait sans doute exprès. La porte s'ouvrit brusquement et balaya le petit chat pour l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce.

« Cyanure ? Où es-tu ? »

Nova l'appelait, la bouche en cœur. Le chat la regardait d'un air mauvais, cul par dessus pattes, écrasé contre le mur. Il se remit droit, se lécha une patte, puis s'approcha sournoisement de la jeune femme pour la griffer à la cheville. Elle poussa un cri et l'aperçut. Le chat ronronnait comme pour faire croire qu'il n'y était pour rien.

« Ah, tu te crois malin, hein ? »

Cyanure saisit le mot important de la phrase, et crut que Nova le complimentait. Il ronronna de plus belle. La jeune femme l'attrapa par la peau du coup, le souleva du sol, fit quelques pas, et le jeta à travers la porte ouverte.

« Réfléchis un peu dehors ! Et tu attendras ce soir pour ta nourriture ! »

Un regard de haine s'installa dans les yeux du chat, qui examina sa maîtresse avec une faim indicible...

Nova ferma la porte. Les mauvaises odeurs rentraient déjà dans la maison. Elle soupira à cette pensée. Il y avait un temps où la ville était moins polluée. Cela faisait bien longtemps que la réputation de Baddle Bwa City était faite. Elle observa les immeubles par la vitre de la maison. Depuis une vingtaine d'années, l'inégalité des classes sociales dans le monde s'était considérablement creusée. Impossible de se donner une idée de la vie en regardant la télévision. La science avait fait des progrès incroyables, et la plupart des villes, dont Baddle Bwa, jouissait d'une impressionnante modernité. Pourtant, les politiques ne se souciaient absolument pas de la misère humaine. Les grands pays étaient sur-équipés, dotés d'une technologie très avancée, mais les riches pouvaient se compter sur les doigts de mains des gens honnêtes. Il y en avait donc très peu. Le contraste entre la vie d'un riche propriétaire et celle d'un monsieur tout le monde était flagrant. Et personne ne faisait rien pour arranger ça. Une barrière s'était formée entre les nouvelles castes. Nova vivait dans un milieu relativement aisé, mais elle compatissait. Surtout grâce à son ami Fussoir, sans domicile fixe de son état. Elle soupira en songeant à tout ça, et se dirigea vers la salle de bain. Une douche lui ferait du bien. Une centaine de miaulements de chat plus tard, Nova sortit de la pièce, habillée chic. Elle allait au restaurant avec Smarty et M. Rozerbull, ce soir. Un brusque bruit de verre attira son attention vers la porte. Elle ne voyait pas Cyanure. Pour la bonne raison qu'il attendait sur le toit, juste au-dessus de la porte, une brique à côté de lui. Nova fronça les sourcils, ouvrit la porte. Le chat poussa la brique, qui tomba à quelques centimètres de la jeune femme. Elle sursauta, leva les yeux et l'aperçut.
« Te voilà, toi ! »
Elle sourit, se mit sur la pointe des pieds et attrapa son chat. Cyanure ronronnait innocemment. Il allait enfin pouvoir manger.

« Les gonzesses c'est toutes les mêmes.
- S'il te plaît, papa... Elle a du avoir un retardement, c'est tout...
- Toutes les mêmes, je te dis ! Retiens ça. »
Nilson Rozerbull signala au serveur qu'il voulait un nouveau cognac. Le garçon leva les yeux au ciel mais accepta. Il en était déjà à son huitième, et son regard vitreux indiquait son état d'ébriété avancée. Smarty remarqua soudain son amie, qui venait d'entrer dans la salle. Il sourit.
« La voilà. » indiqua t-il à son père, qui grogna une réponse inintelligible.
Nova s'approcha, un léger sourire d'excuse aux lèvres.
« Je suis désolée, Cyanure avait faim.
- Pas de soucis. »
Smarty contempla son amie. Jolie, un air malicieux, et des yeux pétillants d'intelligence. Il l'appréciait, et plus encore. Ses grandes qualités humaines et son côté rêveur finissaient de faire d'elle une amie hors-pair, qui ne pouvait être compensée par la poitrine de Nacheen. Cette bombe écervelée énervait Smarty au plus haut point. Il invita Nova à s'assoir, tout sourire. La jeune femme remarqua que Rozerbull était étalé sur la table, la tête à côté de son assiette.
« Il dort ?
- Non, il est bourré. Tu veux quoi ?
- Attends, je vais voir la carte. Tiens, bonjour Anton ! »
Le serveur lui jeta un regard blasé, et posa les menus sur la table sans un mot. Nova sourit. Ils avaient eu une aventure amoureuse assez désastreuse quelques mois plus tôt. Depuis, elle évitait au maximum de revenir dans ce restaurant. D'autant qu'il était plus que cher... Tout autour d'eux, des bourgeois enorgueillis d'argent mangeaient des plats raffinés au prix faramineux. Autant dire que M. Rozerbull faisait un peu tâche au milieu de ce paysage. Il se releva soudain, regarda Nova, mâchonna quelques mots puis retomba dans son sommeil alcoolique. Les deux amis choisirent ce qu'ils voulaient manger avec attention. Anton voulant les voir partir le plus rapidement possible, ils purent profiter d'une rapidité de service exemplaire.

Dehors, dans la nuit récemment tombée, deux hommes discutaient à la lueur de deux cigarettes. Le premier s'appelait Cyprien, et était un escroc assez réputé dans la cité. Le second était son supérieur direct. Il se faisait appeler Monsieur A, et régnait sur la plupart des activités louches de la ville. Il était grand, et un chapeau noir à plumes couvrait ses cheveux rouges sang. Il sourit, murmura quelque chose à son sbire, puis s'éclipsa, laissant Cyprien seul dans la nuit, réfléchissant.

Une vingtaine de minutes plus tard, la porte du restaurant fut défoncée. Le majordome musclé qui servait d'habitude à faire partir les indésirables recula, une balle en plein cœur, l'air surpris mais entendu. Il tomba en arrière, raide mort. Trois hommes masqués entrèrent dans la salle, armés de mitraillette. Nova se retourna, vit le cadavre, et écarquilla les yeux, terrorisée. Smarty étant nettement moins courageux que son amie, il se mit à hurler dés que la porte eut été ôtée de ses gonds. Cyprien tourna son fusil vers lui et lui beugla de se la fermer, ce qui eut pour seul résultat d'augmenter le niveau sonore du cri du petit roux. Il ne pouvait supporter une telle pression. Les larmes jaillissaient toute seules, et une flaque d'urine se formait déjà sur sa chaise. M. Rozerbull entrouvrit un œil. Il vit les bandits. Sa pupille se contracta. Il fronça les sourcils et ouvrit les deux yeux. Le pistolet qu'il dégaina rapidement rugit deux fois. Les deux comparses de Cyprien s'étalèrent au sol, tués sur le coup. Le policier braqua le dernier restant. Cyprien se demanda quelle était la probabilité de tomber sur le restaurant où se trouvait le chef de la police. Une goutte de sueur perla sur son front. Nilson Rozerbull était face à lui, le regard dur et sans pitié, le pistolet levé. Son ample manteau gris lui donnait un air plus autoritaire encore. Le bandit cria sans trop savoir pourquoi, et visa le policier. Il n'eut pas le temps d'appuyer sur la gâchette. Nilson l'abattit de sang-froid sans aucune hésitation.

Nova fut raccompagnée chez elle par une voiture de police. Pour une fois qu'elle aurait pu passer une soirée tranquille... En sa qualité de fouineuse, elle avait cherché à connaître la maximum d'informations de la part de M. Rozerbull. D'après les papiers trouvés sur Cyprien, la mission n'était pas de sa décision, mais d'une autorité supérieure. Monsieur A n'était toutefois pas connu pour son amour de l'argent, même s'il ne crachait pas dessus... Envoyer Cyprien faire ce genre de travail n'était pas dans ses habitudes. Nova se dit que le fameux gangster ne devait pas être si intelligent que ça, et elle dormit sans se soucier du lendemain.

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Hyriuu
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MessageSujet: Re: Fiction de Hyriuu et moi ( Titre inconnu pour le moment )   Dim 26 Avr - 23:24

[Yeah !]

Chapitre 2 : Souvenirs

Cyanure miaula, puis vint déranger Nova jusque dans sa couette. Devant le peu de réaction de sa maîtresse, il se décida à employer d'autres moyens, malgré les injures qui risquaient de fuser dans sa direction. Le lit bondit alors, et un cri de stupeur se fit entendre dans le calme de la nuit. En sueur, elle attrapa avec force le chaton par la peau du coup, l'air blasée et plus que fatiguée.

« Tu te crois malin ? »

En réponse elle reçut un petit miaulement, et le chat tendit une patte distraite en direction de la porte. Nova fronça un sourcil, et sursauta lorsqu'elle entendit quelqu'un frapper. Elle ne chercha pas à comprendre, la situation et la délinquance de la ville l'avaient forcé à devenir prudente la nuit. Reposant le chat, elle porta un regard hasardeux sur sa chambre, puis se saisit d'une chemise qu'elle ne tarda pas à enfiler. Elle finit par ouvrir le tiroir de son chevet, et en sortit le pistolet offert par son père lors de son départ pour l'armée.

« Tu en auras plus besoin que moi »

Ces derniers mots ravivaient des sentiments qu'elles avait longtemps refouler, mais elle ne fit que les chasser une fois encore lorsqu'elle approcha de la porte. Ressasser un douloureux passé ne servait à rien, il fallait vivre pleinement notre présent, et survivre à Baddle Bwa City. Elle tendit une oreille attentive sur le bois de la porte, puis attendit, cherchant à capter le moindre bruit qui pourrait indiquer qui attendait sur son pas. Cyanure commença alors à gratter à la porte, ce qui força Nova, avec un sourire légèrement amer, à ouvrir son appartement à l'inconnu. Dehors, les ténèbres se firent plus oppressantes que jamais, un climat d'insécurité renforcé par la réputation de la ville et les quartiers chauds aux alentours.

L'arme au poing, elle chercha le bouton de la lumière d'une main tremblante. Elle fut éblouie par l'éclairement soudain du couloir...vide. Elle soupira, son cœur avait du mal à reprendre un rythme régulier, et elle s'apprêtait à refermer la porte lorsqu'elle aperçut le corps sanguinolent qui traînait devant chez elle. Elle étouffa un cri entre ses mains, lâchant l'arme qu'elle tenait auparavant. L'écho du métal résonna longuement à ses oreilles, et l'inconnu se vit traîné dans son modeste appartement.

Nova commençait à s'assoupir quand il ouvrit les yeux. Trop lourd, elle l'avait laissé sur un sol froid, mais avait pris la peine de le recouvrir de sa propre couverture. Elle s'était finalement habillée plus chaudement, mais grelottait quand même sous son imposant pull, plus de peur que de froid. Un soupir de soulagement accueilli le réveil de l'homme, puis un petit sourire qui lui fit chaud au cœur.

« Eh bien Fussoir, en voilà des manières. Te retrouver en pleine nuit par les temps qui courent...

-J'ai mes propres raisons.
-Encore une chasse ? »

Dans sa voix, une légère crainte non dissimulée. Fussoir réagit instantanément en cherchant à calmer les inquiétudes de son amie. Si elle reste trop inquiète pour lui, cela risque de devenir néfaste pour les affaires de l'un, comme de l'autre.

« Ne t'inquiètes pas je vais bien. Le seul problème reste qu'avant m'avoir jeté dans un container à verre, ils m'ont pris le médaillon de ma femme. Tu sais, celui qui s'ouvre sur... »

Un silence. Le médaillon qui s'ouvrait sur une photo de lui, sa femme et sa fille, avant le divorce. Son passé restait parsemé de moments emplis de souvenirs joyeux, mais peu à peu avec le temps, leur lumière s'éteint, et la joie se ternit. Nova le contempla perdu dans ses pensées nostalgiques, découvrant la tristesse d'un homme qui se voulait renfermé à cause de sa nature, de son statut de sans domicile. Qu'une bande de jeune s'en prenne à lui prouvait bien que les mentalités avaient largement baissées à Baddle Bwa, mais qu'il s'agisse d'un de ses amis, elle ne pouvait rester là sans rien faire. Même si le médaillon n'avait aucune valeur marchande à ses yeux malgré le plaqué or, il était la seule chose que lui avaient laissé sa femme et son avocat, aussi pourris les uns que les autres, vivant dans un monde où la corruption règne, et où l'argent est le nerf du développement inéquitable.

Son poing partit inconsciemment sur la table, faisant sursauter Cyanure, lové sur les genoux de la jeune femme. Fussoir la regarda d'un air inquisiteur. Après des années passées ensemble, ils commençaient à se connaître, aussi il leva un bras faible dans sa direction, comme pour l'inciter à abandonner cette idée furibonde. Nova était prête à se lever, mais hésita quelques instants, avant de poser ses yeux pétillants d'intelligence sur son ami, gisant à terre.

« Toi, tu vas surtout partir à l'hôpital. Tu me laisses récupérer ton médaillon, et je te le ramène. Mais j'aurais besoin de toi, vu que tu connais beaucoup de monde dans ces quartiers, tu dois savoir de quelle famille il s'agit. Dis-le moi ! »

Elle avait parlé sur un ton dur, qui montrait clairement qu'elle n'apprécierait aucune tentative de remise en cause de son plan de sauvetage. Fussoir ne chercha pas à la contredire, aussi il décrivit sommairement la bande d'ados qui l'avaient agressé, puis il indiqua le nom de famille du gamin qui l'avait « allégé » de son pendentif. Nova soupira. Les classes sociales resteront-elles comme encore longtemps ? Parce qu'ils se croient supérieurs à cause des pouvoirs et de l'influence qu'ils possèdent, ils pensent pouvoir maltraiter les classes inférieures, parce qu'elles auraient eu moins de chance qu'elles. Les deux comparses finirent la nuit dans une brève discussion, puis ils furent pris dans les bras de Morphée plus rapidement qu'ils ne l'auraient pensé.

Le lendemain, la sirène d'une ambulance réveillaient le quartier. Fussoir était emmené pour un examen et des soins intensifs, laissant Nova seule avec Cyanure et la mission qu'elle s'était elle-même assignée. La première chose à faire restait de prendre un petit déjeuner. Simple et rapide, c'est le ventre plein qu'elle laissa son chat garder l'appartement, et qu'elle commença à mener son enquête, grâce à ses quelques talents et aux méthodes qu'elle avait vu à la télévision étant jeune.

Après quelques heures à glaner des informations ci et là quant à l'adresse de la famille du délinquant, elle put se rendre devant l'imposante bâtisse qui servait de demeure principale. Située dans les quartiers les plus chics de Baddle Bwa, elle poussait au milieu d'un tout aussi imposant terrain vague. Nova aperçut rapidement quelques caméras, des blouses noires qui restaient là sans bouger à l'image de statues, une paire de lunettes noires ornant leurs yeux et dissimulant leur regard à la plèbe extérieure. La jeune femme estima qu'avec une telle maison, il devait également y avoir de nombreux outils technologiques, comme des capteurs de chaleur, des détecteurs de mouvement...

Elle soupira. Même si, par elle ne savait quel hasard, elle réussissait à pénétrer dans le manoir, elle ne tiendrait jamais seule là-dedans. Il lui fallait quelqu'un qui pourrait l'aider depuis l'extérieur, quelqu'un qui puisse désactiver les caméras le temps qu'elle investisse les lieux et retrouve la chambre de l'ado. Son visage arbora un magnifique sourire : elle connaissait la personne capable de tels prodiges, et s'empressa de se rendre à son domicile.

Elle était toujours restée sur le pas de la porte quand elle avait voulu voir Smarty, ses parents semblaient réticents à l'idée qu'elle puisse entrer chez lui, sûrement parce qu'ils étaient trop chics pour eux. Ils n'étaient pas désagréables, mais un décalage de vie quotidienne les avait toujours séparé. Cette fois-ci heureusement, Smarty était seul. Sa mère travaillait à la mairie, et son père semblait occupé avec les affaires et l'attaque si soudaine de Cyprien le soir d'avant.

« Entre, je t'en prie ! »

Nova sauta presque de joie, elle allait enfin pouvoir voir la chambre de son cher ami. Elle fut cependant surprise lorsqu'il ouvrit la porte. Elle qui s'attendait à quelque chose de simple comme chez elle, ainsi qu'à un chaos au milieu duquel Smarty dormait. Le bureau en bois odorant était parfaitement propre, quelques livres restaient là pour donner une touche studieuse. « La métaphysique astrale et autres mystères de l'astrologie et des sciences occultes » était peut être un peu trop pointu pour la jeune femme, et ceci lui tira un petit rire qu'elle dissimula sous une main distraite. Mais le plus impressionnant restait l'équipement technologique dont il disposait.

Occupant tout un pan du mur, une multitude d'écrans, reliés à diverses unités centrales. Au centre de toute cette technologie, un super-calculateur comme il en existait dans l'armée. Nova se sentit bien petite, mais que penser de son ami...Ce dernier s'était assis sur un ridicule fauteuil, l'air fier et posé, et incita son amie à lui parler de la raison de sa visite. Elle s'empressa alors de tout lui expliquer, et ce dans le moindre détail...
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Kabuto Yakushi
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MessageSujet: Re: Fiction de Hyriuu et moi ( Titre inconnu pour le moment )   Lun 27 Avr - 20:03

[ Déjà le troisième ! Comment qu'on gère X3
Un peu court, mais bon =) on se rattrapera ]

Chapitre 3 : L'Aqua-Désir

« Bonjour, Maître Heaven. »
La voix nasillarde du robot s'éleva automatiquement. Heaven ne répondit pas, habitué à subir ces automatismes à chaque fois qu'il rentrait dans la base. Il appuya sur deux boutons, se pencha légèrement pour que le faisceau oculaire scanne sa pupille afin de valider son passe, puis passa la lourde porte en fer qui venait de s'ouvrir.
« Bonjour, Maître Heaven. »
Il traversa d'un pas pressé le long couloir vierge de décorations. Le seul ornement était représenté par une horloge digitale encadrée par un ruban gris, sur une porte condamnée. Il était 16h27.
« Bonjour, Maître Heaven. »
La voix était toujours la même, sans aucune modulation différente des syllabes. Heaven s'y était habitué. Il ne pouvait pas décider de tout. Et licencier des techniciens pour ce simple fait lui apporterait sans doute plus d'ennuis qu'autre chose.
Il entra enfin dans la pièce numéro 3. La salle du conseil.
« Bonjour, Maître Heaven. » l'informa l'appareil d'accueil.
Heaven prit place sur l'un des fauteuils. Deux hommes étaient déjà arrivés, et ils attendaient le troisième.
« Bonjour, Messieurs.
- Bonjour, Heaven. » répondirent les deux hommes d'un ton monocorde.
Ils paraissaient ennuyés de devoir attendre si longtemps. L'impatience était l'un de leurs seuls traits communs. Les trois lieutenants étaient d'un physique et d'un caractère très particulier. Monsieur S portait des cheveux bleus très longs, et ses yeux d'une couleur vert soutenu évoquaient souvent la nonchalance ou la douceur. Son regard était profond, et c'était sans aucun doute le plus bon des trois. Généreux, soucieux des autres, il ne travaillait avec Heaven que pour la puissance et l'assurance de moyens adaptés à ses désirs. Monsieur U était un homme dur et puissant. Ancien militaire, il s'habillait très simplement. C'était sans doute le moins original des trois, d'un point de vue esthétique. Sa face, que ce soit son crâne ou son visage, étaient rasés à la perfection. La nudité faciale ainsi rendue contrastait énormément avec son regard noir de jais, qui exprimait une violence d'esprit indéniable.

« Salut. »
Les trois hommes se tournèrent vers le nouvel arrivant. Monsieur A s'avança vers eux, un sourire insolent aux lèvres. C'était le plus décontracté et le plus effronté des trois lieutenants. Ses cheveux rouge sang étaient pour la plupart ramenés en arrière, formant une succession de pics, mis à part deux longues mèches qui lui tombaient de chaque côté du visage. Ses yeux rouges évoquaient la folie humaine dans son ensemble. Il s'assit entre ses deux collègues, face à Heaven. Ce dernier eut un léger sourire. A présent que le trio était rassemblé, ils pouvaient parler. Il donna la parole à Monsieur S d'un signe de tête. L'homme énonça tranquillement les différentes formes qu'avait pris son attaque sur la Centrale, sans oublier d'émettre les huit millions de malheureux décédés pendant les explosions. Monsieur U parla ensuite de l'armement amélioré d'Aqua-Désir. Lorsqu'il parla des canons à énergie nucléaire, Heaven fronça les sourcils. Il lui déplaisait fortement d'avoir recours à cette énergie, mais la puissance nécessaire à l'écologie était là. Monsieur A sentit alors que c'était à lui de parler. Il regarda Heaven et dit d'un ton amical :
« Cyprien est mort comme vous me l'avez demandé. La cité de Baddle Bwa est donc à présent sans danger. »
La même question parcourut les esprits des trois lieutenants : Pourquoi ? Pourquoi se désintéresser soudain de la terreur inspirée dans cette grande ville ? Qu'avait-elle de spécial ? Heaven se délecta de lire sur leurs visages le tourment de la question sans réponse. Il aimait ces moments où il était le seul à posséder la vérité.
« Vous pouvez disposer. »
Les trois hommes se regardèrent, puis quittèrent la salle l'un après l'autre sans dire un mot. Heaven sourit. Ils étaient dociles. Cela n'avait pas été le cas, au début. Il avait besoin des personnalités complémentaires mais contradictoires de ses trois lieutenants, même s'il était difficile d'éviter les disputes. Il se leva, fit quelques pas vers la baie vitrée et contempla l'eau. L'Aqua-Désir était un gigantesque vaisseau marin, Quartier Général de l'organisation du même nom. Heaven avait sous ses ordres deux mille hommes entraînés, dont trois privilégiés qui avaient obtenu le grade de lieutenant à force de labeur. Chacun avait grandi dans la même misère noire amassée par leurs ancêtres, leurs parents, leurs frères. Ils ne supportaient pas ce monde pourri petit à petit par la valeur de l'économie, où toute notion de solidarité s'était perdue depuis déjà longtemps. Ils étaient tous unis pour utiliser des moyens ignobles, vils, mais nécessaires. Ils avaient tous le même rêve. Ils étaient tous révoltés par la façon dont la Terre avait été massacrée au cours des siècles. Et ils obéissaient tous aveuglement à Heaven.
Un sourire éclaira son visage d'ange. Quelques mèches de ses cheveux d'or lui chatouillaient le visage. Ses yeux bleus rêveurs parcouraient l'océan. Et sa main gantée caressait doucement la crosse du fusil à énergie spectrale attaché à son côté, des rêves de victoire et de gloire parcourant son esprit dérangé...

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MessageSujet: Re: Fiction de Hyriuu et moi ( Titre inconnu pour le moment )   Lun 4 Mai - 19:59

[Désolé pour le retard, problèmes d'ordi oblige ^^']

Chapitre 4 : Silence

« Bonjour et bienvenue sur notre émission favorite, ici Smarty, votre présentateur préféré et son matériel de haute technologie, en direct de l'extérieur d'une baraque de nobles. Notre envoyée très spéciale Nova se trouve elle aussi sur les lieux, et...

-Et elle se demande si elle peut compter sur son ami pour l'aider à déjouer toute une maison. »

Le jeune homme ne répliqua pas. Il avait pleinement confiance en son amie. Elle, savait qu'elle risquerait sa vie, ou du moins sa liberté, à vouloir résoudre les problèmes des autres. Nova avait ressorti de son placard un petit équipement qu'elle se plaisait à mettre de temps à autre. Toute de noir vêtue, un pantalon serrait quelque peu ses cuisse, sans pour autant lui interdire de faire d'amples mouvements. Seul inconvénient, son haut comprimait ne serait-ce qu'un peu sa poitrine, et heureusement elle ne peinait pas à respirer. La technologie avait aussi trouvé sa place dans le textile, et acheter des tissus aux propriétés étonnantes n'était pas un luxe pour beaucoup de militaires, mais aussi pour des nobles prétentieux qui se payaient des armures dont ils n'auront jamais besoin. Oui. La tenue de son père lui allait à ravir. En plus, grâce à elle Nova pourra garantir sa propre sécurité.

De son côté, Smarty avait ramené son ordinateur portable, le tout dernier modèle, véritable bijou de technologie. Il avait également « trouvé » une paire d'oreillettes, par lesquelles il comptait communiquer avec son amie une fois celle-ci à l'intérieur. Il l'épaulerait depuis l'extérieur, du mieux qu'il pouvait. Cela n'allait pas être si difficile que ça pour lui de s'introduire à distance dans le réseau de sécurité. Il partit se positionner à l'ombre d'un peuplier après avoir échangé avec son amie un clin d'œil complice. Elle attendait calmement qu'il ait fini de s'installer pour pouvoir commencer l'infiltration.

Il toucha l'écran d'un doigt léger, et brillant avec force plusieurs autres écrans apparurent alors, lévitant grâce à une technologie de pointe. Plusieurs informations défilaient sur ces différents, écrans, cela lui permettrait de gérer le mieux possible la situation. Il commença alors à pianoter à une vitesse folle, et réussit sans aucun mal à pirater le système de surveillance. Il fit signe à son amie qu'elle pouvait alors entrer en scène.

« Nova, tu es la femme invisible. »

Elle n'était plus là. Elle enjamba le portail avec une grâce féline que Smarty ne lui connaissait pas. Après avoir atterri en douceur sur une pelouse fraîchement tondue, et légèrement humide par la rosée de la nuit, elle commença son ascension en direction d'une imposante bâtisse, demeure de délinquants.

« Sur ta droite, une patrouille. Deux gardes. Mon ordi' m'indique que la porte en face de toi est ouverte. »

Elle fondit dessus avec le plus de silence possible, l'adrénaline la poussant à l'erreur. Heureusement pour elle, les hommes en blouses noires ne remarquèrent rien. Elle avait désormais pénétré dans une pièce aussi grande que son appartement, et qui faisait office de cuisine. Elle soupira. Si elle avait décidé de pénétrer la nuit, elle serait tombée contre l'affluence et la tension des cuisiniers et des serviteurs, chose qu'il ne fallait surtout pas faire. Quitte à choisir, elle aurait pris les deux gardes. Elle commença à avancer lentement dans une pénombre qui se faisait oppressante, démesurée. La voix de Smarty au travers de l'oreillette suffisait à la calmer. Elle souffla lorsqu'elle sentit le bois légèrement rugueux de la porte sous sa main.

« Ok tu vas attendre ici maintenant, le temps que ça se calme »

Elle patienta en tout quelques minutes, écoutant la respiration discontinue de son ami. Il ne semblait pas aussi calme qu'elle, et l'imaginer capable de se faire découvrir parce qu'il bougeait trop la mit mal à l'aise. Il ne fallait pas qu'il se voie attraper, car sans lui, personne ne la préviendra des dangers alentours. Puis soudain, elle se raidit. La voix de son ami semblait haletante, comme si il était alarmé.

« Quelqu'un vient vers toi ! »

La simple phrase avait eu l'effet d'une douche froide. Elle sauta vivement de l'autre côté de la porte. Curieuse par nature, elle avait vaguement regardé dans quel sens elle s'ouvrait. Mais ce qui la tétanisa, c'est qu'avec une manœuvre de ce style, elle s'était cognée le bras contre une table. Elle posa ses mains sur sa bouche pour étouffer un grognement de douleur. Elle entendit alors la voix de la personne à l'extérieur. Il ouvrit la porte à la volée, laissant sa main sur la poignée. Puis d'une voix forte et sans équivoque, il s'exprima.

« QUI EST LA ? »

Nova avait la porte à seulement quelques centimètres d'elle. Dans une pareille position, impossible pour elle de bouger. Une goutte de sueur perla sur sa tempe, dégringolant sur son visage. Ses yeux gris montrèrent une sincère expression de terreur, son teint devint livide. Elle fut rapidement aveuglée par la lumière de la cuisine. Éclairée, elle semblait encore plus impressionnante, une multitude de coutelas ornaient les murs, ainsi que divers ustensiles, aussi excentriques qu'inimitables et les habituels cuillers et autres couverts aux tailles diverses. Son silence fut sa réponse.

L'homme s'impatienta alors, son pied tapant frénétiquement sur un sol délavé, blanchi. Nova s'apprêtait à courir hors de cette baraque le plus vite possible lorsqu'elle entendit un très léger pas, presque inaudible. Une ombre frôla une casserole qui fracassa le sol en un vacarme métallique effroyable. Nova poussa un petit cri, couvert par l'écho de la chute, puis se ressaisit rapidement. L'homme ne l'avait toujours pas trouvée, un bon point pour elle. Elle entendit quelques pas résonnant, puis plus rien, jusqu'à un miaulement.

« Ahah Bouldepoil, je ne savais pas que c'était toi. »

Un miaulement plaintif vint lui répondre, et Nova sentit l'homme s'éloigner. La porte resta entrebâillée, tandis que l'habitant de la maison s'éloignait pour se rendre à l'opposée de là où la jeune femme se trouvait. Une opportunité qu'il ne fallait pas manquer. Restant un maximum baissée, elle pénétra dans le couloir, puis tourna sur sa droite suite aux indications laissées par Smarty.

« Bon, il y a un escalier au tournant. Vu que ce sont des nobles, ils ont la fâcheuse tendance à habiter en hauteur, et les domestiques en bas. Tu auras plus de chance de trouver ce que tu cherches à l'étage. »

Elle ne chercha pas à détailler la qualité des œuvres exposées, et encore moins de s'extasier devant une statue qui valait son poids en billets. Elle nota juste le tapis sur lequel elle se déplaçait. Il amortissait ses pas, et elle pouvait se permettre d'avancer un peu plus vite, sans pour autant faire plus de bruit. Elle monta avec prudence les escaliers, puis écouta le silence trop pesant de l'étage. Comparé à l'effervescence du rez-de-chaussée, ici l'ennui gagnait rapidement les cœurs. Seule distraction, son ami lui donnait de précieuses informations.

« Il y a quelques chambres de vide, mais fait attention, il y a un nourrisson, ne va pas le réveiller.

-Oui merci. Au fait, tu ne peux pas regarder depuis les caméras si tu ne le trouves pas ?
-Je vais essayer, mais je te garantie rien. »

Nova sourit intérieurement. Finalement, le savoir dehors était une bonne chose, mais il se rendait plus utile qu'elle sur les lieux. Elle ouvrit une porte au hasard, et la fouilla de fond en comble sans pour autant retourner toutes les affaires et créer un bazar prométhéen. Elle répéta ainsi l'opération pour quelques chambres, pendant que Smarty scrutait ses écrans, l'aidant du mieux qu'il put, tout en gardant un œil sur l'activité des résidents. Ce fut finalement lui qui donna l'alerte.

« Nova je l'ai ! Dans la chambre à ta droite ! »

Son coeur fit un bond dans sa poitrine. Lorsqu'elle ouvrit la porte, son regard se posa immédiatement dessus. Brillant à la lumière de la Lune qui filtrait au travers de la fenêtre, il reposait sur un lit. Elle le prit délicatement entre ses mains, et le porta à la lumière. Scintillant, le grenat prenait une lueur flamboyante, contrastant avec la pâleur du métal si précieux. A l'intérieur, une petite alcôve contenant la photo de Fussoir et sa famille. Rêveuse, elle le déposa au fond de sa poche.

« OK Smarty, sors-moi de là. »

Un silence vint lui répondre. Pensant à une coupure de réseau ou à une éventuelle déconnexion, elle se contenta d'attendre, guettant depuis la porte l'activité extérieur. Puis vint la frayeur qu'il lui soit arrivé quelque chose. Peut être s'était-il fait attraper ? Non, son père était assez influent pour qu'il ne se fasse pas arrêter. Il y avait alors autre chose. Elle commença à paniquer. Sans lui, son avenir était tout tracé, à moins qu'une chance inouïe vienne la sauver. Elle commença à sortir, ne pouvant plus attendre...

Dehors, Smarty n'était plus à sa place.
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